samedi 10 janvier 2009

FILM - Batman Begins : 8/10

Batman Begins ne m’avait pas vraiment tenté lors de sa sortie au cinéma. La sortie de ce qui constitue la suite de Batman Begins, à savoir The Dark Knight m’a permis de me pencher avec un peu plus d’intérêt sur le premier Batman incarné par Christian Bale.

Malgré un début de film carrément typé blockbuster super-héros, l’histoire prend de l’ampleur. Alors bien sûr, il était nécessaire de filmer la génèse du personnage de Batman chez Bruce Wayne, dernier né d’une génération de grands hommes d’affaires qui ont lutté leur vie durant contre la corruption et qui ont fait de Gotham City une ville où il fait bon vivre. La mort de ses parents va conduire Bruce à emprunter des voies loin d’être aussi parfaites : les crimes, la prison puis la « rédemption » parmi des asiatiques spécialistes du Kung-Fu qui lui apprennent l’art de combattre. Un tel passage était sans doute nécessaire, mais relève du cliché.

Heureusement, Batman n’est pas qu’un homme assoiffé de revanche sans cervelle. L’homme devient le seul super-héros sans pouvoir afin de lutter à sa manière contre la corruption qui gangrène Gotham City. Détail appréciable, la tenue de Batman n’est pas aussi ridicule que dans les versions précédentes, et l’acteur Christian Bale qui incarne Bruce Wayne / Batman excelle dans son rôle de héros véritablement torturé (c'est-à-dire pas à la manière de Tomey Maguire en Spiderman à mon goût). Les blessures sont plus profondes et le manichéisme cher à ces films de genre n’apparaît qu’en toile de fond. Les autres acteurs (Katie Holmes, Gary Oldman, Morgan Freeman) sont eux aussi à la hauteur. Les scènes d’actions auraient peut-être mérité d’être plus crédibles, mais qu’importe, la mayonnaise prend quand même.

Il faut en revanche voir ce film comme une introduction à l’affrontement entre Batman et Joker qui aura lieu dans The Dark Night, car les méchants du premier film sont peu convaincants.

CONCERT - Metallica (Pukkelpop 2008) : 9/10

Le concert à ne pas manquer durant ces 3 jours a bien tenu ses promesses.

Une tracklist qui reprend largement les titres des premiers albums
(3 titres de Kill 'Em All : No remorse, Motorbreath, Seek and Destroy, 2 titres de Master Of Puppets : Master of Puppets et Damage Inc., 3 titres de And Justice For All : Harvester of Sorrow, And justice for all, One, 2 titres de Ride The Lightning : Creeping Death, Fade to Black, 5 titres du Black Album : Wherever I May Roam, The Unforgiven, Nothing Else Matters, Sad But True, Enter Sandman, 1 titre de Garage Inc : Die, die my darling, 1 titre de Reload : Fuel et enfin 1 titre du nouvel album : Cyanide).

En résumé, deux heures de véritable show à l'américaine, avecpétards (ceux qui font du bruit, surtout), effets pyrotechniques, écran gigantesque. Le quatuor est bien rodé, d'autant plus qu'ils jouent des titres sûrs et efficaces. Le groupe livre une prestation tout à fait enthousiasmante avec cette tracklist qui ravit les fans de la première heure pour qui les albums après le Black Album sont autant de disques à jeter au feu. Etant moins radical, j'ai néanmoins pris plaisir à en prendre plein la tronche.

Petite déception de ne pas avoir entendu plus de chansons du nouvel album : une seule, ça fait plutôt maigre et représente un bien faible teasing. En revanche, entendre la quasi-moitié du Black Album en live, ça fait du bien. James Hetfield n'a pas perdu sa voix, Lars Ulrich tape
comme un dératé sur ses fûts, Kirk Hammett est toujours aussi agile, Robert Trujillo saute partout et joue à la vitesse de l'éclair. Entre les chants du public, et les basses vibrantes (un peu trop entre la grosse caisse et la basse peut-être... balance imparfaite selon moi), le coeur a battu fort ... !

Retrouvez cette critique sur http://www.mescritiques.com

jeudi 18 décembre 2008

JEU VIDEO - Grand Theft Auto IV (GTA4) : Jouissif (10/10)


Coup de coeur

Rarement un jeu aura fait l'objet d'un plan média aussi conséquent : les affiches en 4x3 dans les rues, les pubs à la TV ... !
Il faut croire que les éditeurs avaient pleinement confiance en la qualité du jeu, et sa capacité à séduire un large public.
Lorsque l'on n'est pas familier du concept de la série des GTAs, le principe du jeu peut légèrement surprendre... Il s'agit d'incarner la plupart du temps un gangster, de renverser des passants, de dealer de la drogue, de voler des voitures, bref, comme dans la vie réelle...

La force de ce GTA 4, en plus d'être jouissif car très permissif, réside dans la qualité de sa réalisation qui sert à merveille un scénario plus complexe et moins facill qu'à l'accoutumé.
Les voix, les dialogues (les accents russes !) crééent une ambiance mafieuse à souhait. Mais au-delà de ça, on en prend plein les yeux. Les effets de lumière, la pluie et les orages, l'eau de la rivière, le soleil sur le bitume sont magiques. La réalisation de ce jeu est irréprochable.

La durée de vie est quant à elle largement satisfaisante. Il faudra un certain temps pour mener à terme les nombreuses missions principales. Pour les acharnés, les multiples missions secondaires (cascades, courses de bagnole) sont elles aussi au rendez-vous. Enfin, pour les désespérés, il sera toujours possible de faire une partie de bowling, de billard, ou de fléchettes avec la fille qu'on aura pris le soin de draguer via internet dans le cybercafé du coin.
Une expérience de jeu mémorable en résumé et qui justifie à lui seul l'acaht de la PS3 (en ce qui me concerne) voire de la console concurrente.

FILM - Bons Baisers du Bruges : Décalé et surprenant (8/10)

Qui ne s'attend à rien d'exceptionnel n'est jamais déçu.
L'adage se vérifie assez souvent en cinéma. "Bons baisers de Bruges" fait partie de ces films dont on a entendu de bonnes choses et qu'on va voir comme ça sans se prendre la tête.

Si cette pourtant si jolie ville de Bruges est l'objet d'une dérision quasi-permanente de la part de l'acteur Colin Farrell, il ne faut pas s'en tenir à ce seul ressort comique. Il est clair que la Belgique est un pays inconnu de beaucoup d'américains, voire d'européens, et que la ville de Bruges l'est d'autant plus.

Alors quand les deux protagonistes - tueurs à gages - se voient envoyés à Bruges en congés forcés suite à une opération douteuse, le premier profite de ce répit pour visiter la ville, le deuxième vit cela comme une punition. C'est un peu comme si l'on obligeait des marseillais à venir passer les vacances dans le Nord ...

Bref, passé les premières petites blagues plus ou moins lourdes, le spectateur rentre dans le film. Le duo d'acteurs est assez convaincant, Colin Farrell est utilisé à contre emploi, et cela lui réussit plutôt bien. Brendan Gleeson est complémentaire, bien que dans un registre plus classique.
Les plans sont assez beaux et reflètent correctement l'atmosphère sympathique qui règne autour des canaux de cette charmante ville. La musique est elle aussi largement à la hauteur, assez inattendue pourtant mais collant toujours à l'action.

Tout comme la suite de l'intrigue qui va nous surprendre, en nous confrontant tour à tour à une (très) jolie blonde qui truande les touristes, un nain raciste acteur de cinéma avant-gardiste, et un patron à cheval sur les principes (Ralph Fiennes impeccable !).

Certaines scènes sont surréalistes et drôles à mourir, les références à Harry Potter sont étonnament nombreuses (film qui n'a pourtant rien à voir). Le mélange des genres (comédie déjantée - poursuite) fait de ce film une oeuvre plaisante et à conseiller.

vendredi 5 décembre 2008

FILM - No country for old men : Un joli film sans histoire (6/10)


Il est des réalisateurs dotés d'une aura inébranlable qui grace à un ou deux films cultes se sont offert les faveurs éternelles des critiques.

A ce titre, "No country for Old Men" des frères Coen est apparu comme un des quelques chefs d'oeuvre de l'année 2007 et promettait une soirée cinéma bien copieuse.

On en a plein les mirettes dès le début : des plans magnifiques mettant en scène les déserts et les longues étendues du Texas, une poignée d'acteurs convaincants, des dialogues dignes des meilleurs westerns.

Les réalisateurs ont simplement oublié d'y inclure un scénario (un comble pour ce film qui a malgré tout remporté le golden globe du meilleur scénario ... il suffit de pas grand chose). Ce film retrace tout simplement l'histoire d'une chasse à l'homme : un psychopathe qui traque l'homme qui lui a "volé" deux millions de dollars. S'ensuit quelques face à face assez épiques. La tension qui règne en maître dans ce film est pesante à souhait, mais les qualités de ce western saupoudré d'humour noir ne suffisent pas à faire oublier un scénario particulièrement creux.Heureusement, les frères Coen ont eu l'inspiration de réunir un bien joli casting avec une prestation énorme de Javier Bardem, effrayant dans son rôle de tueur à la bombonne de gaz, et un Josh Brolin qui ne fait point pale figure face à cette démonstration.

Un film de qualité mais bien décevant lorsque l'on aura parcouru au préalable les critiques dithyrambiques de la presse.

FILM - Phénomènes : Entre intriguant et inutile (6/10)


On connaît évidemment M. Night Shyamalan pour avoir réalisé le "Sixième Sens" et son fameux retournement de situation à la fin du film. Les films suivants n'ont pas tout à fait eu le même succès : "Incassable", "Signes", "Le village" et plus récemment "La jeune fille de l'eau".

Des films assez inégaux, mais dont on reconnaît qu'ils sont réalisés avec une certaine maestria. Les ambiances teintées de mystère et de fantastique dans ces différents films leur confèrent une identité commune.

Eh bien, c'est encore le cas de "Phénomènes" qui nous emmène au nord-est des Etats-Unis pour nous conter un futur terrifiant mais possible. Le réalisateur touche du doigt le traumatisme du 11 septembre en plaçant la ville de New York sous l'emprise d'un curieux phénomène qui pousse les gens au suicide. Alors attaque terroriste ou bien phénomène naturel ? La spectateur oscille au départ entre les deux pistes d'explication, absorbé par l'horreur de la situation, contre laquelle les personnages sont totalement impuissants. On est également partagés entre une sorte de fascination pour la qualité de la réalisation et un réel dégoût pour des images qui sont forcément choquantes, car elles vont à l'encontre de notre instinct de survie. L'épidémie de suicide collectif rend le spectateur de plus en plus mal à l'aise.

Une fois le rideau tombé, et l'angoisse disparue, qu'en retiendra t-on ? Une intrigue somme toute à moitié crédible mais un film rondement réalisé dont le principal intérêt est d'avoir réuni deux problèmes de société bien éloignés : la peur du terrorisme et le respect de l'environnement.Bref, comme une bonne gueule de bois, on est scotché sur le moment mais un léger goût amer d'inutile le lendemain.

jeudi 23 octobre 2008

SPECTACLE - Radiohead In Rainbows Tour : Pas déçu du voyage (9/10)

Après plusieurs concerts un peu décevants à Bercy (son dégoûtant et mal placé en plus), je m'étais dit que je boycotterais à l'avenir cette salle. Mais voilà, dans le vie on ne fait pas toujours ce qu'on dit, alors j'ai craqué et pris des places pour aller voir Radiohead, depuis le temps que je porte ce groupe aux nues.
C'était mon premier concert de Radiohead, et même si je n'ai pas reçu la fameuse "claque" tant recherchée, j'ai trouvé ce groupe bien au-dessus des standards.

Alors oui, le son était pas tip-top, j'étais mal placé comme d'habitude, mais bon à défaut de voir ce groupe un jour dans une ambiance légèrement plus intimiste, j'ai savouré ces 2h20 de concert !


Un Thom Yorke en grande forme, une voix cristalline, une pêche hors du commun (dans la limite de ce que peuvent livrer les morceaux de l'album In Rainbows). Une tracklist pas mal fichue incluant bien évidemment les morceaux d'In Rainbows, mais aussi quelques-uns de chaque album (à partir d'Iron Lung). Les meilleurs moments : Reckoner, Airbag, Nude, Optimistic, ...

Un seul (mais grand) absent : Paranoid Android, mais que certains chanceux auront eu la joie et la chance d'écouter la veille.

Sur scène, en guise de décoration, on s'interrogera au préalable sur l'utilité des multiples tubes géants suspendus au-dessus du groupe, puis on apprécie ces tubes en réalité constitués de nombreuses loupiottes (des LED?) qui remplacent en partie les lumières traditionnelles réputées consommatrices en énergie. Je ne bouderai pas cette initiative, qui s'inscrit dans une démarche écolo, tout à fait assumée et revendiquée par Radiohead. Certains crient au coup marketing, mais franchement, entre nous, est-ce que Radiohead a besoin de ça ? Des tickets certes assez chers, mais pour un concert de cette qualité qui dure limite deux fois plus longtemps que la moyenne (presque 2h30!), je ne vais pas pleurer mes euros.

Allez, pour le plaisir des yeux, la longue tracklist du 10 juin :

01. 15 Step
02. Bodysnatchers
03. All I Need
04. Airbag
05. Nude
06. Pyramid Song
07. Weird Fishes/Arpeggi
08. The Gloaming
09. Dollars And Cents
10. Faust Arp
11. Videotape
12. Optimistic
13. Just
14. Reckoner
15. Everything In Its Right Place
16. Fake Plastic Trees
17. Jigsaw Falling Into Place

1er rappel :
18. House of Cards
19. There there
20. Bangers’n Mash
21. The National Anthem
22. How To Disappear Completely

2ème rappel :
23. Super Collider
24. You And Whose Army ?
25. Karma Police
26. Idioteque

FILM - Ratatouille : Magnifique (8/10)


Pixar Studios n'en est pas à son premier succès au box office. Les antécédents de l'incroyable studio d'animation m'ayant clairement conquis, je ne doutais pas un instant de la qualité de ce nouveau best seller.

Et en effet, la qualité est encore une fois bien au rendez-vous. Ce qui saute aux yeux avant tout : la qualité irréprochable de l'image. On en prend plein les mirettes : les couleurs, les détails, le dynamisme et le réalisme des mouvements. Les reflets de la pluie sur les pavés parisiens...rien à redire.

Ensuite, les personnages made in Pixar sont toujours bien attachants et charismatiques, ce qui relève toujours de l'exploit pour des personnages animés. Le scénario est quant à lui assez original. Faire à la fois un film d'animation sur la cuisine et sur la relation complexe qui oppose humains et rats était quand même un pari assez osé. On a même droit à un personnage de critique gastronomique échappé d'un film de Tim Burton.

Alors oui, on pourra reprocher à Ratatouille de ne pas être aussi drôle que d'autres films d'animation mythiques. L'humour est bien présent, par petites touches. Une belle démonstration au final.

lundi 20 octobre 2008

FILM - Indiana Jones et le royaume de cristal : pas si mal (7/10)


Je l'avoue, je suis allé voir ce film en traînant des pieds, et pour la seule et unique raison qu'il me restait une place de ciné à consommer avant la fin du mois...

Ce que j'avais entendu dire de ce film n'était guère encourageant, et me trouvais donc dans les meilleures dispositions pour descendre ce film en flèche. Qu'en penser au final ?

Eh bien, j'ai été surpris.
On ne se trouve pas devant un Indiana Jones classique.

Du côté négatif : Steven Spielberg touche bien le grotesque à quelques moments, notamment en dirigeant une Cate Blanchett qui tout en étant une très bonne actrice, nous livre un portrait complètement stéréotypée et pas vraiment crédible d'une soviétique sortie de la cuisse de Staline. Les images parlent d'elles-même : le déguisement perruque noire et lunettes noire a un réel effet comique, mais absurde. Le scénario est largement téléphoné, du moins en ce qui concerne les relations entre les personnages.

Du positif maintenant : la recette classique de l'Indiana Jones se voit bien pimentée par un soupçon de science-fiction au début qui devient l'ingrédient principal du film. Une réalisation irréprochable et dynamique, et un Harrison Ford toujours rutilant. De l'humour (de potache parfois) mais globalement appréciable.

J'ai passé un bon moment.

lundi 13 octobre 2008

FILM - Vicky Cristina Barcelona : Rythmé comme il faut (8/10)

Enthousiasmé par le film Match Point, déçu par Scoop, les deux derniers films de Woody Allen que je suis allé voir au cinéma m'avaient laissé sur un match nul.Les critiques favorables au sujet de ce nouveau film m'ont donné envie de voir ce que donnaient les prolongations. Un casting de rêve qui se révèle à la hauteur sur le terrain : Scarlett Johansson, charmante dans son rôle de jeune passionnée intuitive, Javier Bardem, qui excelle dans son rôle de bel espagnol au caractère trempé, et Pénélope Cruz, véritable graine de folie, maintiennent le film en équilibre.

Les grandes qualités du film donc : des acteurs exceptionnels, un humour omniprésent, mais surtout un film très rythmé, durant lequel on ne s'ennuie pas. Le scénario est également bien pensé, autour d'une situation certes classique (une femme passionnée qui peine à trouver une relation stable, l'autre aux pieds bien sur terre qui est sur le point de se marier mais qui va tomber amoureuse d'un autre), mais le caractère des personnages est assez approfondi pour créer une atmosphère crédible. Seul point noir dans cet océan de bonheur : une narration qui a le mérite de placer le spectateur dans la peau des personnages, mais qui s'avère assez agaçante dans sa forme.

Au final, un film qui ne restera peut-être pas dans les annales, mais très plaisant à regarder.
 
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